Une consultation citoyenne intitulée « Mon idée pour le français » a été lancée en janvier 2018 par le ministère de la Culture et celui de l’Europe et des Affaires étrangères afin de stimuler la réflexion sur la promotion de la francophonie et du plurilinguisme dans le monde. Alors que le président de la République doit présenter un plan volontariste en la matière, quelles actions peut-on attendre de la France ? Comment surmonter les préjugés, les amalgames et le déficit d’information qui ternissent l’image de la francophonie dans l’Hexagone ? Comment faire renaître le désir d’expression, de création et d’entrepreneuriat en langue française ? La politique de soutien à la francophonie ne doit-elle pas commencer en priorité sur le territoire de la République, où la langue de Molière est si souvent malmenée ? Par quels moyens une politique de sensibilisation et d’ouverture à la francophonie internationale peut-elle être conduite en France, notamment dans les écoles et les universités ?

Cette note s’inscrit dans la réflexion en cours sur le rôle accru que pourrait jouer la France pour et au sein de la francophonie. À travers sept propositions, nous essaierons de lever certaines barrières qui freinent la participation entière de notre pays à la francophonie internationale. Nous suggérerons des pistes d’action pour améliorer la cohérence des politiques françaises internes et externes en matière de francophonie, en partenariat étroit avec les États et gouvernements membres de l’Organisation internationale de la Francophonie (OIF). L’ambition d’une politique francophone assumée et les moyens de sa réalisation doivent être au rendez-vous.

Cette note a été écrite par Benjamin Boutin, expert associé à l’Institut Prospective et Sécurité en Europe, expert invité au Centre d’études diplomatiques et internationales d’Haïti. Il a contribué aux ouvrages Les Secrets du droit (L’Harmattan, 2014) et Les Lois de la guerre (Institut universitaire Varenne, 2016), et il préside l’association francophonie sans frontières.