À la veille de la COP21, Vive l’automobilisme ! (1) Les conditions d’une mobilité conviviale est un plaidoyer pour une lecture du réseau routier national qui soit véritablement multiscalaire et globale, susceptible de produire une pédagogie persévérante, neuve, équilibrée et régulée de la transition écologique appliquée à la mobilité.

La route n’est pas un support neutre, elle est aussi, comme infrastructure majeure si tant est que l’on veuille bien la penser, porteuse d’un projet politique, potentiellement républicain et démocratique.

Analyses, chiffres et tableaux à l’appui, la mobilité routière, dans laquelle il faut comprendre tous les usages de l’automobilisme, est replacée et considérée dans ces pages à l’échelle de son utilité sociale et de ses externalités, tant négatives que positives.

Le but est de réfléchir de façon réaliste aux atouts, défauts et éventuelles rugosités de notre système de transport, dont la route est l’élément le plus important, afin d’éclairer les enjeux, pour aujourd’hui et demain, du service au public en matière de mobilités.

Cette note a été écrite par Mathieu Flonneau et Jean-Pierre Orfeuil. Mathieu Flonneau est maître de conférences en histoire contemporaine à l’université Paris-I Panthéon-Sorbonne et à Sciences Po, chercheur à l’IRICE-CRHI, UMR 8138, universités Paris-I et Paris-IV, axe 1 du LabEx EHNE, et président du groupe de recherche Passé Présent Mobilité (P2M). Jean-Pierre Orfeuil est professeur émérite à l’École d’urbanisme de Paris (université Paris-Est), chercheur à l’Institut national de recherche sur les transports et leur sécurité (Inrets), devenu Institut français des sciences et technologies des transports de l’aménagement et des réseaux (Ifsttar), collaborateur de l’Institut pour la ville en mouvement depuis sa fondation, et spécialiste des mobilités et de leurs transformations, et des enjeux économiques, sociaux, environnementaux et urbains correspondants.

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Octobre 2015 | ISBN : 978-2-36408-090-4 | 40 pages