Si Alternative für Deutschland (AfD), parti national populiste allemand, n’a pas réussi à arriver en tête lors des élections régionales au Brandebourg et en Saxe le 1er septembre 2019, sa percée électorale bouscule néanmoins encore un peu plus le paysage politique allemand. Après le séisme politique de 2017, avec l’entrée de 94 députés d’extrême droite au Bundestag – une première depuis 1953 –, puis sa confirmation lors des élections régionales de Bavière et de Hesse (octobre 2018), et lors des récentes élections européennes (mai 2019), ces nouvelles élections laissent à penser que l’Allemagne s’est définitivement « normalisée » vis-à-vis de ses voisins européens. Des élections générales se profilent à l’horizon et, sur les bases des données actuelles, l’AfD semble en position de force dans les nouveaux Bundesländer, territoires de l’ex RDA.

Cette note a été écrite par Patrick Moreau, docteur en histoire et docteur d’État en sciences politiques (FNSP), chercheur au CNRS au laboratoire Dynamiques européennes de l’université de Strasbourg.