Les Archives nationales australiennes lancent une expérimentation inédite dans le monde en matière de « crowdsourcing » (démarche de collaboration ouverte tout public). Les données d’information contenues dans les archives intéressent les chercheurs mais aussi le grand public : données historiques, journaux anciens, photos de familles, rapports administratifs, statistiques, nécrologies, textes manuscrits et des données plus récentes émanant de nombreux départements administratifs.

L’accès à ces données sera grandement facilité si elles sont numérisées et donc lisibles par internet. Le travail consiste à relire les textes transcrits en version numérisée et de corriger les nombreuses erreurs liées à la reconnaissance automatique des textes.

Chaque collaborateur volontaire s’ouvre un compte sur un site dédié mis en place par les Archives nationales, et choisit ses tâches en fonction des catégories proposées et/ou du niveau de difficulté des documents à vérifier. Pour chaque travail achevé, corrigé et enregistré, le titulaire d’un compte accumule des points et obtient une place dans un classement. C’est un moyen de stimuler les volontaires et d’introduire une petite dose de compétition parmi les participants, ce qui semble être bien accueilli. Avec les points gagnés, on peut obtenir des copies de document, des photos, des affiches…

Cette approche est innovante parce qu’elle met à contribution des volontaires de tous horizons désireux d’œuvrer à l’amélioration des services publics, et heureux d’entrer dans une communauté. Cette initiative va faire économiser des centaines de milliers de dollars à l’Etat australien.

Claude Sadaj