Le gouvernement de Nouvelle Zélande vient d’ouvrir son portail d’accès aux données d’information publique: data.govt.nz.  L’objectif est de rendre l’accès à ces données plus aisé et plus pertinent pour les entreprises, les chercheurs, les analystes, les journalistes et en général pour tous les Néo-Zélandais. Les données publiques produites par les ministères présentent une utilité certaine mais sont le plus souvent éclatées sur de nombreux sites et de ce fait peu accessibles au public commun.

Le gouvernement néo-zélandais se dit très engagé dans cette démarche d’ouverture. Le lancement de ce portail pilote est d’ailleurs le signe d’une véritable appropriation de la « philosophie d’internet » car le projet, qui n’est pas totalement achevé, est soumis aux commentaires et suggestions des entrepreneurs et des citoyens. Quelques outils 2.0 permettant la participation de toutes les parties prenantes ont été mis en place, tels le système de vote pour prioriser les publications de jeux de données, le wiki, les enquêtes, les questionnaires… Le portail oriente les internautes vers des forums de discussion sur l’open data, propose des échanges par courrier électronique et invite à suivre l’actualité du portail sur Twitter. Il intègre un moteur de recherche vers les données des services publics, une page de dépôt de jeux de données destinée principalement aux ministères (qui doivent indiquer les formats et les types de licences associées à la réutilisation de leurs données). Un fil RSS donne la possibilité de tenir l’internaute informé dès qu’il y a des publications nouvelles.

Le gouvernement néo-zélandais a choisi le système de licence Creativ Commons pour l’utilisation des données publiques. Il existe aussi un site indépendant, de la même manière que nous avons en France DataPublica, qui recense les données disponibles.

L’association InternetNZ qui oeuvre pour la préservation d’un internet libre et ouvert en Nouvelle Zélande sponsorise un concours de Mashup lié à l’open data dont le lancement est prévu le 4 août prochain.



Claude Sadaj