La Belgique vient de lancer, sous l’impulsion du ministre flamand Geert Bourgeois, son portail de données ouvertes (open data) : data.gov.be. Le portail permet la mise à disposition quasi gratuite des données d’information publique, une facilité d’accès (en l’occurrence, ce portail belge est en quatre langues), et des thèmes qui intéressent les entreprises et le grand public. A ce jour le portail contient 60 jeux de données mais ce n’est qu’un début…

Toutes les administrations belges s’impliqueront dans ce projet d’ouverture. D’ailleurs, il y aura pour chaque administration, une personne-relais qui pourra animer la mise à disposition des données, et conduira, à cet effet, des enquêtes auprès du public afin de mieux cibler les besoins.

Parmi les données publiées sur data.gov.be, on peut trouver, par exemple, des données concernant le nombre de permis de construire délivrés par les villes, le nombre et le type de logements créés. C’est ainsi qu’il devient possible de se faire une idée de l’attractivité des villes et de voir le sens de leur évolution. Les collectivités locales françaises pourraient prendre exemple, et publier leurs chiffres, ce qui donnerait aux citoyens des éléments de comparaison pour jauger le dynamisme de leur ville et en même temps leur capacité d’ouverture. Néanmoins, notons qu’en France la culture de la transparence progresse. On peut d’ores et déjà consulter des données budgétaires, notamment sur le portail de la ville de Rennes. C’est un pas en avant qui devrait faire des émules.

Claude Sadaj