Une plateforme de gouvernance collaborative vient d’être lancée en Italie : Wikitalia. Ce sont quelques passionnés de l’internet, convaincus que la démocratie est entrée dans une nouvelle ère, qui ont ouvert cette plateforme il y a quelques semaines. En Italie comme ailleurs dans le monde, le mouvement s’accentue, les citoyens demandent aux politiques et à ceux qui gouvernent, plus de transparence, plus d’ouverture et des moyens de participer autrement aux débats publics.

A l’instar des plateformes américaine, CodeforAmerica, et britannique, Mysociety, Wikitalia a été initiée par un groupe issu de la société civile, composé de citoyens (journalistes, informaticiens, juristes, fonctionnaires…) qui veulent impulser de nouvelles formes de coopération et mettre l’intelligence collective au service des administrations publiques, aider les autorités gouvernementales à mieux gouverner dans une société qu’ils jugent de plus en plus complexe.

La plateforme se déclare donc ouverte aux administrations qui sont invitées à entrer dans les débats ou à solliciter l’expertise des citoyens. Wikitalia compte bien élargir ses fonctionnalités et favoriser dans un premier temps les interactions avec les élus, puis permettre l’accès de tous aux données d’information publiques, et enfin proposer une analyse des informations diffusées par les médias, considérées souvent peu objectives, peu constructives et anxiogènes.

Wikitalia espère devenir le modèle italien de participation citoyenne exportable dans le monde entier. Une grande ambition pour un projet qui a été mis sur pieds en 100 jours.

Claude Sadaj






Collaboration citoyenne et bénévole autour de Mysociety

Citoyens bénévoles en action sur Mysociety