Emmanuel Razavi : « Pour les Iraniens, il ne s'agit plus de savoir si le régime va changer, mais quand ».

Eugénie Boilait | 07 janvier 2026

ENTRETIEN - Pour le grand reporter, l’intensification des manifestations populaires contre la République islamique ainsi que le message des Américains envoyé aux mollahs avec l’arrestation de Maduro pourraient précipiter la chute du régime iranien.

« La crise est bien sûr plus profonde. La révolte qui fait rage trouve ses racines dans le rejet massif de la République islamique. En juillet dernier, la Fondapol a publié une enquête menée par la fondation Gamaan – qui analyse les tendances en Iran – et a révélé que 81 % des Iraniens ne voulaient plus entendre parler de la République islamique. Il y a une véritable défiance vis-à-vis de l’islam politique depuis maintenant plusieurs années, y compris vis-à-vis de ce qu’on appelle le « mouvement réformateur » qui a toujours laissé entendre qu’il pouvait incarner une alternative plus modérée. Évidemment, ça n’est pas le cas, et j’en veux pour preuve que le président actuel, Massoud Pezechkian, qui appartient au camp des réformateurs, a laissé des dizaines de milliers d’opposants se faire arrêter depuis le mois de juillet. En 2025, plus de 1 500 personnes ont été condamnées à mort. Voilà ce qui se passe sous la présidence d’un soi-disant réformateur […] ».

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