Réseaux sociaux : éduquer et non interdire

Laurence Daziano | 07 janvier 2026

La France aborde à l'envers le problème de l'impact des réseaux sociaux sur les jeunes, en s'attaquant aux conséquences plutôt qu'aux causes et en ignorant l'agilité de la génération numérique.

« L’Australie vient d’interdire, par une loi votée en décembre 2025, les réseaux sociaux aux mineurs de moins de 16 ans. En France, une proposition de loi vient d’être adoptée au Sénat pour « accompagner [les jeunes] vers un usage raisonné du numérique » tandis que celle qui sera discutée en janvier à l’Assemblée nationale vise à interdire les réseaux sociaux aux moins de 15 ans voire à instaurer un « couvre-feu numérique » entre 15 et 18 ans. Cela revient à traiter des conséquences et non des causes du problème des contenus inappropriés des réseaux sociaux voire à ignorer les conséquences réelles de telles interdictions.

La question posée est plus profonde que de réagir à l’émotion suscitée par les cas les plus graves des contenus inappropriés, certains ayant conduit au décès de jeunes mineurs. Il s’agit en effet de trouver des solutions réellement applicables et qui protégeront les mineurs, car la simple interdiction réclamée par les parlementaires ne sera pas pertinente. Elle ignore l’agilité de cette génération numérique qui maîtrise les réseaux sociaux probablement bien mieux que les signataires de ces textes ».

Lire l’intégralité de la chronique de Laurence Daziano, membre du Conseil scientifique et d’évaluation de la Fondapol, dans Les Échos.

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