La question posée par la généralisation de la 5G ne se résume pas au débat sur l’opportunité ou non de recourir au fournisseur chinois Huawei. Ce déploiement doit aussi être l’occasion pour les Etats de réfléchir à la sécurité des données personnelles et stratégiques.

La mise en oeuvre de la 5G en Europe est entrée dans une phase décisive. La France devrait prochainement répondre aux premières demandes d’autorisations déposées par les opérateurs. L’Allemagne envisage une ouverture partielle de son marché à Huawei, comme vient de le décider le Royaume-Uni.

Ces deux pays ont depuis plusieurs années missionné des chercheurs indépendants qui ont pu accéder aux codes des équipements dans les centres de recherche en cybersécurité du fournisseur chinois. Car le débat sur la 5G se résume souvent, dans le cadre d’une offensive commerciale et technologique de Donald Trump contre Huawei, à un choix binaire sur la liberté ou non du géant des télécoms chinois à équiper les opérateurs européens. Or les questions posées par la 5G sont plus larges et complexes.