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12 idées pour 2012

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Une échéance électorale majeure, une crise financière sans précédent et une déstabilisation de l’Union européenne, sur fond de globalisation, se conjuguent pour donner à 2012 le caractère d’une année historique.

D’ores et déjà, chacun devine qu’il ne s’agit pas d’une parenthèse mais d’un tournant. Pour ne pas être le simple sujet de ces changements, pour en devenir les acteurs, le maître mot doit être celui d’innovation. Par l’étude et le débat, il nous appartient de penser collectivement de nouveaux paradigmes, d’avancer des idées neuves, de formuler des propositions capables de conserver aux valeurs qui nous sont chères leur place dans le monde qui vient.

Nous ne doutons pas que notre société saura se rendre disponible aux changements pour peu que l’on prenne la peine de l’inviter à en discuter, pour peu que l’on prenne la peine de formaliser des options possibles, au-delà des simples ajustements techniques qui fleurissent par temps électoraux.  Notre point de vue est déterminé par une conviction : le bouleversement qui est en marche est porteur de promesses heureuses ; il faut savoir les deviner pour en favoriser l’accomplissement.

Avec ce document intitulé 12 idées pour 2012, nous voulons prendre une part active au mouvement historique qui vient de commencer et apporter notre contribution au grand débat qui doit l’accompagner.

109 pages, 6€ | Décembre 2011 | ISBN : 978-2-36408-023-2

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12 idées pour 2012 by Fondapol

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31 réponses à 12 idées pour 2012

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  19. de KERMEL dit :

    Bonjour.

    Vous dites que la situation n’est pas une simple parenthèse mais un tournant, et vous avez parfaitement raison.

    Nous avons la même analyse. Vous trouverez ci-dessous nos voeux pour 2012. Puissiez-vous les faire vôtre !

    En cette fin d’année 2011, l’avenir apparaît incertain à beaucoup de nos concitoyens, français et européens. La colère gronde aussi chez ceux qui «font les frais» d’un système financier qui se montre très profitable pour une minorité et en appauvrit beaucoup d’autres. Des signaux d’alerte nous parviennent de façon récurrente quant à notre environnement : migrations de populations appauvries, gestion inconsidérée des ressources naturelles… la liste s’allonge.

    Face à ces constats qui mobilisent citoyens, gouvernements et O.N.G. un peu partout dans le monde, une réalité : notre modèle, basé sur la fuite en avant permanente, sur la cotation continue et sur des cibles de profitabilité de 20% par an ne peut, par définition, être viable. Tant que nous préfèrerons ce modèle au développement durable (seule réponse aux cibles de profitabilité de 20%), nous irons de crises en crises, de catastrophes en catastrophes, de G 20 impuissants en G20 impuissants. Les populations pauvres seront toujours malmenées.

    Il faut choisir notre modèle social… et aller de l’avant ! Reconstruire du « vivre ensemble » sur des bases saines et viables.

    Nos vœux pour 2012 vont dans ce sens : dessiner en France et en Europe le cadre politique du « développement durable » en trois propositions, pour aller de l’avant, franchir un pas irréversible :

    I –Dénommer le futur Premier ministre : Premier ministre, Ministre du développement durable.
    Pourquoi ? Parce que le Ministre du développement durable, par définition, doit avoir autorité sur le Ministre de l’économie, le Ministre du travail, et le Ministre de l’écologie… pour garantir la cohérence du choix de société. Tant que ce ne sera pas le cas, tous, entreprises, institutions, responsables politiques, salariés, resteront au service de la finance comme c’est le cas depuis la fin des 30 glorieuses.

    Pour que ce Premier ministre puisse jouer son rôle, deux mesures :

    – Décider qu’aucun projet de loi en France ne puisse plus être voté sans être précédé d’un exposé des motifs contenant :
    • une étude d’impact décrivant et mesurant l’effet attendu du projet de Loi sur chacun des trois piliers du développement durable : économique, social et environnemental.
    • les outils de mesure qui permettront de vérifier les effets de la loi sur différents termes, projetée dans les trois domaines économique, environnemental et social et notamment son effet sur la baisse de la pauvreté en commençant par les plus fragiles et les exclus.

    - Demander pour l’Europe que les directives, règlements et Lois soient adoptés selon la même procédure. L’Europe dans son ensemble peut proposer et choisir un nouveau modèle de société !

    II – Organiser chaque année, quinze jours avant le vote du budget de l’Etat, un débat solennel au Parlement sur l’évolution des indicateurs synthétiques de mesure du développement durable en France, en présence de tout le gouvernement. Le budget doit être en phase avec le principe de durabilité de notre civilisation : état des stocks de matières premières et d’énergies non renouvelables, état de l’environnement, état de l’industrie et des services, répartition de la richesse, coût caché du chômage, accès à la santé des citoyens en situation de pauvreté, et plus précisément des plus démunis, état de la cohésion sociale etc…

    III – Mettre sur un pied d’égalité le droit du commerce, le droit à la santé, le droit social et le droit environnemental dans les échanges mondiaux et demander l’organisation d’une négociation multilatérale : réclamée par trois fois sur la scène internationale par le Président de la République française depuis 2007, celui-ci a lui-même souligné que l’une des caractéristiques majeures de la mondialisation des vingt dernières années a été de mettre le droit du commerce au dessus de tout.

    Ces trois propositions ne sont pas le développement durable. Elles sont le cadre sans lequel il n’y aura pas de développement durable.

    Si vous partagez ces vœux, reprenez-les à votre compte, et diffusez-les. Ce sera bon pour vous, pour tous les citoyens et surtout pour les plus démunis qui ne s’en sortiront jamais dans le modèle actuel.

    Nous vous souhaitons un très bon Noël et une excellente année 2012.

    Bertrand de Kermel
    Président du Comité Pauvreté et Politique
    e-mail : pauvrete.politique@9online.fr
    Site internet : http://www.pauvrete-politique.com

    PS Ce que vous avez toujours voulu savoir sur ce qu’est vraiment le développement durable sans jamais oser le demander : http://www.pauvrete-politique.com
    Rubrique « pauvreté que peut-on faire ? », fiche N° 3.

  20. Mila Saint Anne dit :

    S’appuyer sur des textes de 2004 pour faire des proposition pour 2012 … heu, vous n’avez pas l’impression de retarder un peu ?

  21. BONADEI Dominique dit :

    Avec un peu de retard, revenons sur le vote exemplaire qui a eu lieu le 23 octobre dernier en Argentine. Exemplaire car il faut se souvenir d’où vient ce pays.

    Après que le FMI ait imposé aux Argentins ses recettes habituelles pour sortir de la crise (la dette publique atteignait alors les 132 milliards de dollars) en 2001, de violents mouvements populaires s’opposèrent au gouvernement. Cette mobilisation populaire s’est poursuivie jusqu’en 2003 et l’élection de Nestor Kirchner. Kirchner s’affranchira du diktat du FMI et renégociera la dette de son pays avec suffisamment de fermeté pour obtenir une décote de 75 %. Tournant le dos aux dogmes libéraux, il nationalisera la poste, les télécommunications et l’eau.

    En octobre 2007, c’est Cristina Fernández de Kirchner qui accèdera à la présidence argentine ; elle continuera la même politique courageuse, elle nationalisera le système des pensions et la compagnie aérienne Aerolienas Argentines. Elle poursuivra la réindustrialisation du pays avec pour premiers objectifs l’emploi et la lutte contre la pauvreté. Les résultats sont là : les dépenses publiques représentent aujourd’hui 25 % du PIB (14 % en 2003) et la pauvreté est passée de 56 % de la population à 13 % entre 2003 et 2010 grâce à ces programmes sociaux et à la revalorisation des salaires et des pensions. Une allocation chômage a été créée ainsi qu’une allocation universelle attribuée en fonction du nombre d’enfants par foyer qui vont à l’école. Le chômage est passé de 20 % en 2002 à 8 %.

    Cristina Fernández de Kirchner, qui déclarait que « cette lutte ne connaît pas l’impartialité et où on ne peut pas vouloir être neutre », vient d’être réélue au 1er tour avec 53,8 % des voix, CQFD.

  22. Ping : Les questions d’éducation au cœur de la présidentielle de 2012. | Les années collège

  23. de KERMEL dit :

    La France est l’un des rares pays dont les élus détestent l’Etat. C’est même devenu une sorte de snobisme.

    Il est clair que notre régime n’est plus démocratique. Nous sommes dans une ploutocratie de fait. Les agences de notation se conduisent comme des dresseurs de cirques qui font sautiller les chefs d’Etat à chaque claquement de leur fouet. C’est pitoyable.

    Il est invraisemblable qu’aucune interdiction de gérer ou administrer une entreprises n’ait été prononcée à l’encontre de dirigeants de banque et des agences de notation dans le monde entier.

    Au moment où on a imposé la désintermédiation bancaire, pour passer d’une économie d’endettement à une économie de marchés financiers, on a interdit aux Etats de lever eux-mêmes des emprunts. Ils doivent passer par les banques privées. Cette année là (1973) 1973) on a marchandisé un droit régalien.

    Cerise sur le gâteau : la France est très mal placée dans le classement de Transparence International en terme de corruption. C’est aussi un signe de très mauvaise gouvernance, donc d’absence de démocratie.

    Deuxième cerise sur le gâteau : j’ai entendu un économiste de renon, en juin dernier déclarer publiquement : « les candidats se battent pour obtenir un pouvoir qu’ils n’entendent pas exercer ». Ca me semble bien résumer la situation.

    Cordialement

    Démocrate désabusé.

  24. Ping : 12 idées pour 2012 | TropLibre

  25. Eouzan dit :

    De l »État providence à l’État solidaire…Vous plaisantez j’espère, il n’y a jamais eu d’État providence, mais tout simplement un état solidaire…la providence est du domaine du religieux et non de celle du politique. Aujourd’hui j’ai plutôt le sentiment, avec cette Europe liberticide, matérialiste et mercantile, qu’il n’y aura plus d’état solidaire et encore moins d’Europe sociale. On ne peut être à la fois aux ordres des Banksters et autres banqueroutiers et à l’écoute des peuples européens que les élites se gardent bien par ailleurs de consulter. Actuellement nous avons surtout des État autoritaires et antidémocratiques.

  26. CAUCHY Jean Claude dit :

    Remerciements pour cet ouvrage très complet et concis .Il permet de rassembler nos idées sur la base des principes incarnés par la fondapol et d’étoffer nos propres argumentaires.

    salutations cordiales
    jc cauchy

  27. Laury dit :

    Je pense que justement le problème va être que nous n’aurons pas a débattre
    puisque notre parole et idée ne convienne pas a ses protagonistes
    comme pour le traité de Lisbonne le « peuple » ne comprend pas ce que l’ont
    veux lui imposer !!!!

  28. Ping : Conférence de Dominique Reynié pour les jeunes talents d’Ile de France |

  29. POQUET dit :

    Cette fondation, libérale, est-elle financée par…l’Etat ? Si oui, c’est un peu le PARADOXE français. On critique l’Etat tout en vivant de ses subsides…

  30. BROCHARD dit :

    12 idées pour 2012
    Vous maniez avec souffle la pensée unique que tout est à cause de la dette. Et si celle ci était plutôt la conséquence d’un monde où la finance est le but unique de l’économie et non un moyen du développement
    En vrac :
    1.000 e à charge pour la santé Couple à 3.000 e mois , perte de pouvoir d’achat de 3 % !
    On admire votre réforme de l’emploi : contraintes et sanctions pour résorber le chômage. Chapeau pour des libéraux. 3 millions de fraudeurs ou feignants
    Pour les missions : Externaliser ou en association. Comme toujours, ce mot d’ordre n’est suivi d’aucune proposition précise
    Rendre polyvalents les agents. Faire d’une secrétaire médical , un spécialiste des impôts de guichet
    Publier salaires des employés. Celui des PDG du CAC 40, des traders, de Ma Bettencourt…. Demandez l’avis à ceux qui vous entoure à Fondapol. s’il accepte que leurs rémunérations soient affichés (surtout les cumulards).
    Où y a t il des propositions pour la croissance, hormis l’énergie. On ne parle ni des transports, ni de loger …
    Cordialement

  31. MAURICE Isabelle dit :

    Bonjour,
    Que j’aimerais discuter avec vous de ces idées pour 2012 cher Monsieur Reynié. Que pensez-vous d’une rencontre ?
    Mes respectueuses salutations.
    MAURICE Isabelle

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