Avec le concile Vatican II (1962-1965), l’Église semblait se rallier à l’opinion publique « avancée ». Depuis, elle a donné l’impression d’en appeler moins à la liberté qu’au cadre moral contraignant qui, pour elle, donne un sens à la liberté. La figure de Jean-Paul II demeurait associée à la lutte contre le communisme et à l’alliance avec le centre gauche laïque (Solidarnosc). La figure de Benoît XVI, celle d’un théologien distingué, apparaît liée à une rébarbative « orthodoxie ».Ces questions d’image soulèvent des enjeux fondamentaux. La défense catholique de positions impopulaires sur l’interruption volontaire de grossesse (IVG), la morale sexuelle ou la bioéthique constituent un test pour l’avenir de la liberté religieuse, pour le sens de l’autonomie individuelle, et donc pour le type de démocratie libérale auquel nous aspirons.

25 pages, 3 € | Octobre 2009 | ISBN : 978-2-917613-38-2