Les 6 et 13 décembre 2015, les Français ont été appelés aux urnes pour élire leurs conseillers régionaux. Cette étude, première partie d’une double note, s’intéresse à la dynamique électorale qui a permis au Front national d’arriver en tête au premier tour de ces élections régionales. Selon les auteurs, lors de ce scrutin c’est avant tout la gauche dans son ensemble qui a été sanctionnée, même si ce revers électoral a été quelque peu estompé par la tripolarisation du paysage politique. Ils montrent ensuite dans quelle mesure le Front national s’est imposé comme première force politique au premier tour. Pour cela, ils examinent l’évolution récente de la sociologie de l’électorat Front national à partir de nombreux sondages réalisés par l’Ifop. Par ailleurs, ils mettent à profit la cartographie électorale pour éclairer certains aspects de cette dynamique sur le territoire métropolitain et pour pointer la forte concurrence électorale que se livrent la droite classique (alliée au centre) et le Front national.
Enfin, ils analysent l’impact global des attentats du 13 novembre 2015 sur le vote au premier tour de ces élections régionales à travers le basculement d’une partie d’électeurs de droite et de gauche vers le Front national mais aussi d’électeurs de la gauche radicale vers le Parti socialiste. Leur analyse du scrutin dans les lieux marqués par ces événements tragiques démontre en revanche l’absence d’impact local sur le vote.

Cette note a été écrite par Jérôme Fourquet, Directeur du département Opinion et Stratégies d’entreprise de l’Ifop et Sylvain Manternach, Géographe-cartographe, formé à l’Institut français de géopolitique.

Crédit photo home : Flickr-CC – Pierre-Alain Dorange

Mars 2016 | ISBN : 978-2-36408-098-0 | 60 pages