Les élections régionales des 6 et 13 décembre 2015 se déroulaient dans le cadre renouvelé de treize régions métropolitaines, contre vingt-deux lors des élections régionales de 2010. Certaines fusions régionales ont donné lieu à une forte opposition. Dans cette étude, seconde partie d’une double note, les auteurs analysent tout d’abord l’impact du redécoupage sur la participation. Ils montrent que, dans les régions fusionnées, plus on s’éloigne de la nouvelle capitale régionale et donc du nouveau cœur des décisions politiques, plus la participation a reculé comparativement au premier tour des élections régionales précédentes. Ils analysent ensuite la géographie des forces politiques régionalistes ou s’étant opposées au redécoupage dans certaines régions : les régionalistes en Alsace-Champagne-Ardenne-Lorraine et en Bretagne, et la liste Citoyens du Midi emmenée par Philippe Saurel, maire de Montpellier, en Languedoc- Roussillon-Midi-Pyrénées.
Les auteurs montrent également l’efficacité du front républicain lors des duels droite-Front national du second tour (en Provence-Alpes-Côte d’Azur et en Nord-Pas-de-Calais-Picardie) et les différents choix stratégiques adoptés par les électeurs frontistes en fonction de l’éventualité d’une victoire Front national ou de la possibilité de renforcer la droite pour faire échec à la gauche. Enfin, ils étudient l’impact du redécoupage sur l’issue du second tour dans certaines régions fusionnées.

Cette note a été écrite par Jérôme Fourquet, Directeur du département Opinion et Stratégies d’entreprise de l’Ifop et Sylvain Manternach, Géographe-cartographe, formé à l’Institut français de géopolitique.

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Mars 2016 | ISBN : 978-2-36408-099-7 | 52 pages