Il ne fait pas de doute que le projet européen est l’un des plus ambitieux de l’histoire moderne. Son soixantième anniversaire est l’occasion de dire que nous lui devons beaucoup. Le traité de Rome a permis d’éviter le retour sur le sol européen des guerres et des tyrannies qui ont persécuté nos peuples et ravagé notre continent. Que reste-t-il du bel idéal initial d’une union toujours plus étroite, de la marche commune vers un progrès matériel et humain sans cesse reconduit, de la volonté de peser sur l’avenir du monde, de l’humanité comme de la planète ?

Assaillie de toutes parts, prise en tenailles par ceux qui souhaitent sa dislocation, voire qui œuvrent en vue d’un Brexit généralisé, peu défendue, l’Europe vacille sous les coups.

Cette note a été écrite par Pierre-Adrien Hanania, chargé d’études auprès du Sursaut.