Le 29 janvier dernier a vu la plus forte mobilisation sociale depuis l’élection de Nicolas Sarkozy à la présidence de la République, et ce dans un contexte de crise économique et financière globale.
La Fondation pour l’innovation politique a voulu éclairer le climat enveloppant cette journée. Pour ce faire, elle a conçu une enquête d’opinion, réalisée par TNS Sofres, dont les premiers résultats ont été publiés par La Tribune, le samedi 31 janvier. Au-delà de l’appréciation de ce mouvement social, de l’évaluation de sa légitimité ou de la question de sa finalité, l’enquête met en lumière le jugement porté par les Français sur la réforme – comme idée et comme politique.

Quelques éléments du sondage :
51 % des personnes interrogées se déclarent favorables au mouvement du 29 janvier contre 27 % qui s’y opposent et 21 % qui se déclarent indifférents.
Parmi les 51 % qui se disent favorables au mouvement, 47 % le sont parce qu’il exprime leur mécontentement à l’égard de la politique du gouvernement et du président de la République, et 46% parce qu’il exprime leurs inquiétudes à l’égard des conséquences de la crise actuelle.
Selon cette enquête, le mouvement social n’a pas encore trouvé son relais politique ; pour 48 % des sondés, il exprime un ras-le-bol compréhensible, mais ne propose rien.

La parution des résultats d’ensemble de l’enquête trouvera prochainement son prolongement dans la publication d’une analyse approfondie des résultats complets, qui s’arrêtera notamment sur l’existence d’un clivage caché au cœur de ce moment.

Sondage TNS Sofres pour la Fondation pour l’innovation politique, réalisé par téléphone les 27 et 28 janvier 2009 auprès d’un échantillon national de 1 000 personnes, représentatif de l’ensemble de la population française âgée de 15 ans et plus (méthode des quotas – sexe, âge, profession du chef de ménage PCS – et stratification par région et catégorie d’agglomération).