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Sondage : les Français et la dette publique

par Fondapol, le 28 janvier 2010

Pour accompagner la publication des notes Réduire la dette grâce à la Constitution : créer une règle budgétaire en France et Stratégie pour une réduction de la dette publique française, respectivement par Jacques Delpla et Nicolas Bouzou, la Fondapol publie un sondage sur la perception de la dette publique par les Français.La question des finances publiques, et notamment celle de la dette, figure désormais parmi les principales préoccupations des Français (toutes catégories d’âge et socioprofessionnelle confondues) dont la grande majorité se déclarent inquiets de l’évolution des déficits de l’Etat. Peut-être parce qu’ils savent que leurs enfants  devront payer la facture. Les Français ont d’ailleurs une approche de la dette dominée par une dimension plus morale qu’économique et financière : 69% d’entre eux considèrent que le problème de la dette est qu’elle constitue « un lourd fardeau pour les générations futures ». L’inquiétude pour les finances publiques se combine également avec un niveau très élevé d’inquiétude concernant le problème des retraites.
Pour réduire les déficits, les Français privilégient la baisse des dépenses de l’État (92 %) par rapport à une augmentation des prélèvements obligatoires (8 %).
Enfin, autre signe du niveau de l’importance et de l’urgence du problème pour nos compatriotes : une grande majorité d’entre eux (72%) estiment que la crise économique ne justifie pas de reporter l’effort de réduction de la dette.

Les résultats du sondage sont disponibles en téléchargement sur ce document. Une présentation en reprend également ci-dessous les principaux résultats.

Principaux résultats du sondage



3 réponses à Sondage : les Français et la dette publique

  1. R. Zaharia dit :

    Bonjour

    ne pensez vous pas qu’il y a quelque chose d’étrange, (mais habituel a l’IFOP, hélas), lorsqu’un questionnaire est aussi orienté, aussi trompeur, (ou… aussi conforme aux désirs du client ?) que le suivant:

    « Selon vous, la dette publique de la France provient principalement… ?
    • Des déficits de l’Etat
    • Des déficits des organismes sociaux
    • Des déficits des collectivités locales »

    => Pas un mot sur la baisse des recettes fiscales: environ 100 milliards par an, depuis 2002, selon Gilles Carrez, rapporteur UMP de la Commission des Finances,

    => pas un mot sur l’article 123 du T de Lisbonne « consolidé »… qui rend obligatoire le recours aux marchés financiers, et interdit que les Etats puissent s’endetter directement auprès la BCE, (comme le font chaque jour les banques privées).
    Le cout moyen de cette disposition purement idéologique, (ordo-libérale, pour être précis, car le statut de la BCE de 2011 n’est que la copie de celui de la Bundesbank, établi au siècle dernier, juste après la 2ième guerre mondiale), est au moins de 200 points de base en moyenne.
    Sur un stock de dette de ~7000 milliards, (pour les 17 pays de l’Eurozone), le cout supplémentaire est au moins de 140 MILLIARDS/AN, c à d. plus que le budget de l’UE ! (dont au moins 25 milliards de cout supplémentaire pour l’Agence France Trésor).
    Claro, plein de gens, (les banquiers et les rentiers qui touchent ce pactole), ont « intérêt »… (~4% ?!), à faire peur: annoncer la dévaluation de l’Euro, (qui est pourtant très souhaitable), & l’hyper-inflation, gravée dans nos memoires collectives !
    Un Euro enfin dévalué & 17 budgets publics déchargés de ~140 GE de dépense inutile, cela ne mérite-t-il pas de reconnaitre qu’on s’est trompés ?

    Cela ne mérite-t-il pas de reconnaitre que la mise en place de cette UE de Lisbonne, douce aux riches et dure aux pauvres… a été un formidable effet d’aubaine pour les actionnaires… et un instrument de choix pour imposer l’austérité aux salariés ? (sous les noms trompeurs de « Pacte pour L’Euro », de « Règle d’or », ou… de « Nouvelle gouvernance européenne »).

    Comment cela est-il possible, dans un pays démocratique, alors que les salariés sont les plus nombreux ? Avez vous fait un sondage honnête (proposant d’autres choix que celui entre… « la peste et le choléra »), pour savoir ce que pensent les Européens du rôle des lobbies, et de fondations d’apparence très honorable, qui prônent « l’innovation » en politique… au risque de la confondre avec l’art de manipuler l’opinion aux profits des « intérêts »… d’une classe sociale ?

  2. Ben dit :

    Merci pour ce sondage très intéressant !

  3. solidor dit :

    Une écrasante majorité de Français pensent qu’il est indispensable de réduire la dette; essentiellement en réduisant les dépenses de l’État.Dans le même temps, on reçoit tous les jours des pétitions à signer contre la réduction des personnels dans les services publics.
    C’est la France, et c’est désespérant lorsqu’on a des enfants.

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