Le think-tank libéral Fondapol prédit un « risque populiste » significatif pour 2022

08 juin 2021

Les partis « non traditionnels » pourraient rassembler un nombre important d'électeurs.

Sur son site internet, la Fondation pour l’innovation politique (Fondapol), qui se définit comme un think-tank libéral, progressiste et européen, a publié une étude qu’il juge inquiétante.

Le politologue et directeur général de la Fondation, Dominique Reynié, a commenté les résultats dans un manuel de 44 pages intitulé 2022 : le risque populiste en France. L’enquête réalisée par Opinion Way a mis en évidence plusieurs causes et conséquences. Dans un résumé publié sur le site, il est évoqué l’élection présidentielle de 2017, qui a « été marquée par un vote protestataire d’une ampleur sans précédent », une protestation devenue « permanente ».

Le politologue explique que les mouvements sociaux s’amplifient, et mélangent désormais « les Gilets jaunes, les zadistes, les animalistes ou activistes de l’écologie ». Mais il semblerait aussi que des minorités « mues par des référents politiques, religieux » ressentent une envie irrépressible de contester de manière désobéissante et violente.

Un deuxième tour comme en 2017 ?

À l’approche du scrutin présidentiel, le rapport d’étude rapporte par exemple que 48 % des électeurs avouent avoir déjà émis un vote populiste, et 43 % admettent avoir déjà donné leur voix pour le RN de Marine Le Pen ou LFI de Jean-Luc Mélenchon. Les chiffres de l’enquête révèlent aussi que les personnes susceptibles d’effectuer un vote populiste sont des ouvriers aux revenus modestes.

En 2022, 77 % des sondés pourraient s’abstenir, voter blanc ou populiste au premier tour. C’est notamment le Rassemblement national qui arriverait en tête sur la protestation électorale, ce qui pourrait conduire à un second tour opposant Marine Le Pen à Emmanuel Macron, à l’image du scrutin de 2017. Enfin, face à cette vague protestataire expliquée par la Fondation pour l’innovation politique, les partis dits traditionnels tels que le PS ou LR peineraient à trouver leur place, notamment faute d’une figure forte pour les représenter.

 

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Dominique Reynié (dir.), 2022, le risque populiste en France (Fondation pour l’innovation politique, juin 2021).

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