Voici à quoi pourrait ressembler la primaire de LR

Nicolas Domenach | 28 août 2021

Les Républicains envisageraient une primaire … inclusive. Pendant ce temps, le député Bruno Questel, vice-président de LREM, est " fatigué du manque de relais de la politique du pouvoir " sur les réseaux sociaux, et Laurence Rossignol croit dur comme fer au " moment Montebourg ". Voici les indiscrétions politiques de Nicolas Domenach cette semaine.

LR préfère une « primaire inclusive plutôt que d’exclusion ».

LR penche pour une primaire inclusive. Dans l’étude réalisée pour Fondapol avec Laurence Morel, le politologue Pascal Perrineau , chargé par LR d’une mission de réflexion sur « le départage des candidats à la présidentielle », met en relief une « primaire inclusive plutôt que d’exclusion ». Elle se déroulerait sur un seul tour, pour éviter les tensions de l’entre-deux tours, et les votants exprimeraient un vote préférentiel, de 1 à 10. Seraient donc éliminés les candidats qui obtiendraient le moins de points, et l’on retiendrait les meilleurs et ainsi de suite … jusqu’à ce qu’il y en ait un qui dépasse les 50%. De quoi nourrir les discussions et les réflexions aux Universités d’été du parti.

Le canonnier de LREM veut du renfort.

« Je canonne, mais je suis bien seul, alors qu’on devrait être une quinzaine au moins. » Bruno Questel, député de l’Eure et vice-président de LREM, très présent sur les réseaux sociaux, est « fatigué du manque de relais de la politique du pouvoir ». « Tout le monde paraît s’être replié sur son Aventin, enrage-t-il. Il serait plus que temps de réorganiser tout ça avant la présidentielle ! ».

Laurence Rossignol croit au « moment Montebourg ».

Sénatrice PS de l’Oise, Laurence Rossignol ne peut se résoudre à ce que « la gauche et ses partis en fin de cycle se limitent aux diplômés du centre-ville. Si l’on veut sortir de l’entre-soi, tenter de toucher les Français, c’est le moment ». C’est en grande partie grâce à elle que l’on va connaître « le moment Montebourg » . Avec la déclaration de candidature début septembre et … plus si affinités. Si l’ancien ministre fait bouger les lignes, et elle y croit, le jeu qui paraît figé pourrait se modifier. Elle ne confesse pas cette espérance parce qu’il ne faut jamais désespérer. Ni parce qu’ils se connaissent bien « depuis gamins », au collège et au lycée à Gevrey-Chambertin (Côte-d’Or). Il en est resté une complicité, même s’ils n’ont pas toujours fait les mêmes choix. Encore que, Arnaud Montebourg aussi a voté non à Maastricht et qu’elle a toujours trouvé qu’il y avait une cohérence dans son souverainisme et sa volonté de renouer avec l’électorat populaire : « Il a pris des risques et il a du charisme : personne ne trouve que le costume serait trop grand pour lui. Les gens l’écoutent. » Pour l’instant par intermittence.

Bérangère Abba se prépare à sortir de l’ombre.

On ignore trop Bérangère Abba, secrétaire d’Etat à la Biodiversité. Les Français l’ont entrevue enfin sur les chaînes d’information à l’occasion des incendies dans le sud de la France : certaines espèces ne s’en remettront pas, comme les orchidées fougères archaïques ou les renoncules de Rodié, alors que les si rares tortues d’Hermann ont, pour beaucoup, grillé. L’essentiel du travail de cette ministre de l’ombre est de préparer, nous explique-t-elle « une stratégie nationale de la diversité pour les dix années à venir ». Depuis des mois, elle fait la tournée des citoyens, des élus, des experts pour avancer un canevas stratégique à Marseille lors du Congrès mondial de la nature début septembre. Un barnum qui devait avoir lieu en Chine et a été repoussé pour cause de pandémie. « Le président, nous assure-t-elle, est particulièrement mobilisé ». Même s’il ne fait pas partie d’une espèce menacée.

Agir avertit la majorité.

Le député Agir Pierre-Yves Bournazel multiplie les contacts pour une nouvelle architecture de la majorité. « Si l’on ne s’organise pas, si l’on ne dépasse pas nos structures partisanes, nous pouvons être submergés par la violence des attaques qui vont se multiplier de l’extrême droite, de la gauche, mais aussi de la droite. Car celle-ci va tout faire pour tenter de récupérer ces électeurs modérés qui lui ont fait défaut. »

L’Elysée salue le courage de Larrivé sur les Afghans.

Interview très remarquée par l’Elysée du député LR Guillaume Larrivé, qui « a eu le courage », dans Le Figaro, d’approuver « la position du président sur le droit d’asile à accorder aux Afghans » et en même temps « la nécessité de se protéger des flux d’immigration irréguliers ». Cela alors que « toute la droite LR crie au laxisme et en appelle à un improbable et démagogique référendum sur l’immigration ».

Piolle crée un embouteillage de « JPP ».

Il faut désormais compter avec les « JPP » : Les Jeunes pour Piolle , supporters du maire de Grenoble qui lui font escorte pour montrer qu’il a l’avenir avec lui. Ceux-là n’ont rien à voir avec l’ex-présentateur du 13-heures de TF1 Jean-Pierre Pernaut, ni avec le footballeur Jean-Pierre Papin, jadis célèbre pour ses « papinades ». Mais les « piollistes » n’ont pas pensé à la signification de JPP en langage SMS : « J’en peux plus. »

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