Lors des élections municipales de 2020, dans un contexte politique et médiatique particulièrement favorable au vote écologiste, EELV a dû composer des coalitions de gauche pour réaliser une percée finalement modeste dans les villes de plus de 100 000 habitants. Pourtant, cette France des métropoles est supposée constituer sa terre de prédilection. En réalité, l’abstention, historique et si peu commentée, a eu raison de tous les partis, sans exception, et sans doute même de ces élections municipales. Pour le moins, l’observation des données conduit à rejeter la thèse d’une «vague verte», annoncée par les sondages avant même la tenue du second tour. L’étude que nous publions ici procède de la base de données que nous avons élaborée, disponible en open data sur data.fondapol.org.