Apprendre à l'ère de l'IA : "ChatGPT ne remplacera jamais un bon prof..."

Amandine Hirou, Muriel Breiman | 24 mars 2026

L'Express organisait lundi 23 mars son premier colloque consacré à l'éducation. Laurent Alexandre, Luc Ferry, les directeurs d'HEC et de l'université Bocconi ou encore Gaspard Koenig y ont croisé leurs points de vue.

« Les maîtres d’école sont des jardiniers en intelligences humaines ». C’est avec les mots de Victor Hugo que le directeur de la rédaction de L’Express, Eric Chol, a ouvert lundi 23 mars un colloque consacré à l’éducation, une première édition autour du thème : « Apprendre et se former à l’ère de l’IA ». Dans le public, des élèves, des enseignants, des parents, des cadres, des entrepreneurs… Autant de populations confrontées à la révolution de l’intelligence artificielle et qui ont tout intérêt à cultiver le jardin des savoirs pour ne pas se laisser distancer par le progrès technologique.

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Attention aux jeunes diplômés, alerte Robin Rivaton.

Autant de salariés qui ont craint un jour de se retrouver dépassés. L’IA nous place-t-elle tous sur la sellette ? Robin Rivaton, directeur général de Stonal et membre du conseil scientifique de la Fondapol, renverse d’emblée la question. A ses yeux, il faudrait surtout s’inquiéter… de trouver un emploi. Gare à ces annonces sensationnelles autour des licenciements massifs chez Meta ou ailleurs, alerte le chroniqueur tech de L’Express. Ces cas particuliers nous détournent de la réalité de l’économie, « celle des cabinets d’experts-comptables de 45 personnes ou des directions régionales de la SNCF », la grande masse des organisations, dont la capacité d’évolution est bien plus lente que celle de la tech californienne. Rien à voir avec l’arrivée de la micro-informatique dans les années 1990 : la révolution de l’IA n’exige pas des collaborateurs qu’ils changent d’interface – on se sert toujours de nos ordinateurs, de nos téléphones portables. Les salariés les plus expérimentés vont ainsi connaître des gains de productivité similaires à la nouvelle génération. « Ce qui nous menace est moins une grande apocalypse sur l’emploi qu’une augmentation du chômage chez les jeunes diplômés », résume-t-il.

 

Lire l’intégralité de l’article dans L’Express.

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