Préambule

Les guerres en Ukraine et en Iran ont de nouveau mis en lumière la vulnérabilité de l’Europe face aux combustibles fossiles importés. Dans le même temps, la Commission européenne a défini l’ambition de transformer l’Europe en un « continent électrique ».

Comment les européens appréhendent-ils ces changements à venir ? Quelles sont leurs aspirations prioritaires ? Qu’attendent-ils des pouvoirs publics ?

L’enquête sur « la souveraineté énergétique et l’électrification des usages », réalisée par Ipsos-bva conjointement pour la Fondation Jean-Jaurès et la Fondapol, au début du mois de juillet 2026, dans huit pays européens (Allemagne, Espagne, France, Italie, Pays-Bas, Pologne, Roumanie, Suède) apporte des réponses à ces grandes questions.

L’opinion témoigne d’une perception généralisée de hausse des coûts, tandis que le pouvoir d’achat reste le premier déterminant de l’opinion, les ménages se déclarent fortement impactés par la crise énergétique.

Alors que les Européens anticipent la répétition des tensions sur les énergies fossiles, ils témoignent d’une adhésion majoritaire à l’accélération de l’électrification des usages (chauffage, mobilité, industrie).

Pourtant, les bénéfices économiques de la transition, notamment ceux apportés par la pompe à chaleur ou le véhicule électrique, restent encore insuffisamment perçus.

Concernant la production d’électricité, un consensus européen de dessine autour d’un mix énergétique combinant les énergies renouvelables et le nucléaire. Les énergies renouvelables constituent un socle de consensus fort. Le nucléaire bénéficie de traits d’image positifs (performant, garant de l’indépendance énergétique, créateur d’emplois). Une forte majorité des Européens (60 %) soutient la construction de nouveaux réacteurs nucléaires s’appuyant sur les principes d’un débat public préalable (66 %).

Contact : Anne Flambert anne.flambert@fondapol.org

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